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jeudi 16 décembre 2010

Octave Mirbeau - La Mort du Père Dugué


La Mort du Père Dugué
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3).

Lecture : Juliette & Milunisu
Nouvelle
Durée : 1h - (54,5 Mo).



« - D’abord, ça l’a pris dans l’vent’e,... y a pas tant seu’ment huit jou’s. Mon Dieu, t’nez, c’tait jeudi d’ l’au’ semaine... des c’liques, des c’liques, ça y tordait les bouyaux... Et il allait, il allait, y n’arrêtait point d’aller... i n’mangeait quasiment ren... eune p’tite poire l’matin, un morceau d’fromage l’soir... Alors i s’a couché... Et il a eu eune fieuvre, Jésus Dieu ! eune fieuvre,... i guerdillait...
Le médecin tâtait le pouls du malade d’un air grave.
- Il ne s’est pas plaint de la tête ? demanda-t-il.
- Ah ! malheu !... si i s’en plaint ? Et fô...
- Pas de délire ?
- S’i vous plaît ?
- Il n’a pas eu de délire ?
- J’crai pas... i n’en a ren dit... Vous v’lez p’tête voir son iau ?
Sans réponse, le médecin souleva les couvertures du lit et, à plusieurs reprises, appuya fortement sa main contre le ventre du père Dugué, qui, couché sur le dos, la bouche ouverte, ne remuait pas et de temps en temps poussait une plainte étouffée, puis il hocha la tête et se mit à écrire une ordonnance. [...] » (Recueil, Contes cruels).



Octave Mirbeau (1848-1917).


Texte intégral sur InLibroVeritas.


Écouter en ligne :




La Musique...


Saint Saëns -  Danse Macabre - sous la direction de Wilhem Schuchter (1957).


Pour aller plus loin...


Un site consacré à Octave Mirbeau.


jeudi 21 octobre 2010

Octave Mirbeau - Un homme sensible


Un homme sensible
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Milunisu
Nouvelle
Durée : 1h 25min - (77,8 Mo) 



« Je ne crois pas avoir jamais été méchant. Non, en vérité, je ne le crois pas. Tout enfant, j’étais même doué d’une sensibilité excessivement, exagérément douloureuse qui me portait à plaindre, - jusqu’à en être malade - les souffrances des autres... pourvu - cela va de soi, car je suis un artiste - qu’elles ne se compliquassent point de laideurs anormales ou de monstruosités physiologiques. Ah ! ce n’est pas moi - vous pouvez m’en croire - qui admettrais jamais l’esthétique de M. Rodin. Et je puis me vanter que j’en ai jeté des pommes cuites à son Balzac !...
Je me rappelle avoir pleuré, durant plus de quinze jours, la mort d’un oiseau que j’avais capturé et à qui j’avais collé sur le crâne une menue crête joliment dentelée de laine rouge. Cette mort m’inspira mes premiers vers. Et ce qu’ils ont mouillé de beaux yeux de femmes !... Je me vois encore, au cimetière de notre village, fondant en larmes et criant comme un jeune putois blessé, une fois que j’accompagnais mes parents à l’enterrement d’une personne que je ne connaissais pas et qui ne m’était de rien.  [...] » (Recueil - Contes cruels). 



Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur In Libro Veritas


Écouter en ligne :




La Musique...


- En ouverture du fichier audio :
Heitor Villa-Lobos, Trio pour hautbois, clarinette et basson (2ème mouvement), interprété par The Soni Ventorum Wind.

- En final du fichier audio :
Ambroise Thomas, Mignon : Kennst du das Land Connais-tu le pays ?, interprété par Elisabeth Grümmer (1953).


samedi 16 octobre 2010

Octave Mirbeau - La Folle


La Folle
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Juliette  
Nouvelle
Durée : 13min - (11,9 Mo)




«  [...] C’est là qu’habite la mère Riberval.
Soixante ans, haute, droite sur ses jambes, les bras musclés, les reins puissants, elle est plus dure au travail qu’un terrassier. C’est elle qui fauche sa prairie, qui fane son foin, qui met son foin en meules, en inutiles meules, car, lorsque le vent ne le disperse pas, toujours le foin pourrit sur place, et personne ne l’achète. L’hiver, sa jupe roulée et ficelée autour des cuisses, en forme de pantalon, elle coupe son osier, alerte et vive, sans faire attention aux ronces qui lui éraflent la figure et les mains. »
 


Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur In Libro Veritas.


Écouter en ligne :




La Musique...


Bruch - Op047 Kol Nidrei - Adagio pour violoncelle et orchestre - Pablo Casals - Landon Ronald - London Symphony Orchestra (1937).


mardi 12 octobre 2010

Octave Mirbeau - Agronomie


Agronomie
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3

Lecture : Milunisu
Nouvelle
Durée : 38min - (34,9 Mo) 



« Petit, vif, très laid, les yeux fourbes, la bouche lâche, tel était, au physique Théodule-Henri-Joseph Lechat, de l’ancienne maison Lechat et Cie : Cuirs et Peaux, maison célèbre dans tout l’ouest de la France. Au temps de la guerre, Lechat avait eu cette idée de génie de fabriquer, pour l’armée, des cuirs avec du carton, des chiffons et de vieilles éponges. Il en était résulté que vers 1872, il se retira des affaires industrielles, décoré de la Légion d’Honneur, riche de quinze millions, et qu’il acheta le domaine de Vauperdu, afin de se vouer tout entier à l’agronomie, ainsi qu’il disait pompeusement. [...] » (Recueil - Lettres de ma chaumière). 


Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur Wikisource



Écouter en ligne :




La Musique...


Mozart - Quatuor - Rondo - Op 6, K159 - par Le Quatuor Barchet.


Pour aller plus loin...


BU d'Angers, le fonds Octave Mirbeau.


samedi 22 mai 2010

Octave Mirbeau - Chez L'Illustre écrivain


Chez L'Illustre écrivain
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", archive zip)

Lecture collective
Durée : 1h 10 min - (63 Mo)




Octave Mirbeau déploie dans ce texte (publié dans un recueil posthume) toute sa verve caustique et polémique. Chez L'Illustre écrivain est un prétexte pour railler Paul Bourget, la plume de la bourgeoisie conservatrice, au tournant du XXème siècle. Ces dialogues ont une double portée : humoristique dans sa plus grande partie, politique lorsque L'Affaire Dreyfus est abordée.


« L’Illustre écrivain, en froissant un journal :

— Et cette canaille de Mareuil qui dînait chez moi avant-hier, et qui n’a pas trouvé le moyen glisser mon nom dans sa chronique... Elle est forte, celle-là !... Non, mais ils s’imaginent que je les invite pour mon plaisir !... Elle est forte, celle-là !

Entre le valet de chambre.


Le valet de chambre :

— Monsieur, c’est encore un reporter.

L’Illustre écrivain :
  — Ah ! ah !

Le valet de chambre :
— Celui qui vient toutes les semaines interviewer Monsieur ! [...] » 


Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter un extrait : scène 1



Les Voix...

René Depasse : L'Illustre écrivain
Prof. Tournesol : Le Valet
Stefano Binaghi : Le Reporter
Ar Men : Madame Beauduit
David D. : Le Poète
Victoria : La narratrice

Réalisation : Prof. Tournesol


Télécharger le livre audio par scènes (mp3) : clic droit, "enregistrer sous..."


La Musique...


Camille Saint-Saens - Le Carnaval des Animaux, Grande Fantaisie Zoologique - Fossiles -
Solistes : Geza Anda & Béla Sik
Direction : Igor Markevitch


samedi 3 avril 2010

Octave Mirbeau - La Bonne


Mirbeau - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
La Bonne
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Prof. Tournesol
Nouvelle
Durée : 19 min - (17 Mo)



« Ayant besoin d’une bonne pour faire mon petit ménage, j’allai, un jour, demander à la fermière, ma voisine, si elle ne connaissait pas une femme honnête et travailleuse qui pût remplir cet office.

– Des bonnes ! dit-elle, ben sûr il n’en manque pas. Il y a d’abord… voyons… il y a d’abord…
 

Bien que les bonnes ne manquassent pas, ainsi que la fermière l’assurait péremptoirement, l’excellente femme cherchait, et ne trouvait rien. Elle réfléchit, pendant cinq minutes, en répétant toujours : « Ben sûr qu’il n’en manque pas ». Enfin elle se décida à appeler à l’aide son mari qui, dans le hangar, attelait une grande charrette, en faisant : « Hue, dia, drrrrr ! » Le fermier quitta ses chevaux, vint lentement vers nous, en se grattant la nuque d’un air profond. Il dit :

– Pardié ! non, il n’en manque pas ! [...] »

 

Octave Mirbeau (1848-1917) 


Texte intégral sur Wikisource 



Écouter en ligne : 



La Musique...


Liszt, La Campanella par David Alaverdian

samedi 24 octobre 2009

Octave Mirbeau - Le Pauvre sourd


Livres audio gratuits - Mirbeau - Au Fil des Lectures
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Victoria
Nouvelle
Durée : 14min - (13 Mo) 



« Bien que ma femme se montrât régulièrement douce, je m’aperçus très vite qu’elle n’avait pas d’amour pour moi... et même que je lui inspirais une insurmontable répugnance. Et moi, habitué aux caresses berceuses de ma mère, habitué surtout à ne vivre que d’affections et de sentiments, je ressentis un vrai chagrin et comme une impression de solitude... »

Octave Mirbeau (1848-1917)




Écouter en ligne : 





Vivaldi, Les Quatre saisons - l'Hiver, interprétées par  l'American Baroque


Les Quatre Saisons de Vivaldi par L'American Baroque



mercredi 21 octobre 2009

Octave Mirbeau - La Mort du chien



La Mort du chien - Octave Mirbeau - Livre audio gratuit
(clic droit, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Victoria
Nouvelle
Durée : 14min - (13 Mo)



« L’hiver, alors que les bestiaux restaient à l’étable, engourdis sur leur litière chaude, Turc, lui, restait à la niche : un misérable tonneau défoncé et sans paille, au fond duquel, toute la journée, il dormait roulé en boule, ou bien, longuement, se grattait. Il mangeait une maigre et puante pitance, faite de créton et d’eau sale qu’on lui apportait, le matin, dans une écuelle de grès ébréchée [...] »

Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter en ligne : 






Franz Liszt, La Campanella, interprétée par David Alaverdian



mardi 6 octobre 2009

Octave Mirbeau - Le Journal d'une femme de chambre


Le Journal d'une femme de chambre - Mirbeau - Livre audio gratuit - Au Fil des Lectures
(clic droit sur le titre, "enregistrer sous...", archive zip)

Lecture : Victoria
Roman
Durée : 13h 40min - (737 Mo)




« Ah ! je puis me vanter que j'en ai vu des intérieurs et des visages, et de sales âmes... Et ça n'est pas fini... A la façon, vraiment extraordinaire, vertigineuse, dont j'ai roulé, ici et là, successivement, de maisons en bureaux et de bureaux en maisons, du Bois de Boulogne à la Bastille, de l'Observatoire à Montmartre, des Ternes aux Gobelins, partout, sans pouvoir jamais me fixer nulle part, faut-il que les maîtres soient difficiles à servir maintenant !... C'est à ne pas croire. [...] »

Octave Mirbeau (1848-1917)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter un extrait : Chapitre 01



Télécharger le livre audio par chapitres (mp3) : clic droit, "enregistrer sous..."

Chapitre 01
Chapitre 02
Chapitre 03
Chapitre 04
Chapitre 05
Chapitre 06
Chapitre 07
Chapitre 08
Chapitre 09
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17

 

dimanche 27 septembre 2009

Octave Mirbeau - La Vieille aux chats



La Vieille aux chats
(clic droit, "enregistrer sous...", mp3)

Lecture : Victoria
Nouvelle
Durée : 8min - (8 Mo)



« On est venu m’annoncer, ce matin, que ma voisine, la vieille Claudine Horteur est morte... Elle est morte on ne sait de quoi. Et comment... Cette mort foudroyante étonne et n’émeut pas... Peut-être Claudine s’est-elle tuée ?... On ne sait pas... [...]  »

Octave Mirbeau (1848-1917)



Écouter en ligne :