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jeudi 8 avril 2010

Émile Zola - Le Docteur Pascal


Zola - Le Docteur Pascal - Livre audio gratuit - Au Fil des Lectures
Le Docteur Pascal
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Lecture : Pomme
Roman
Durée : 15h 30min - (817 Mo)




« Dans la chaleur de l’ardente après-midi de juillet, la salle, aux volets soigneusement clos, était pleine d’un grand calme. Il ne venait, des trois fenêtres, que de minces flèches de lumière, par les fentes des vieilles boiseries ; et c’était, au milieu de l’ombre, une clarté très douce, baignant les objets d’une lueur diffuse et tendre. Il faisait là relativement frais, dans l’écrasement torride qu’on sentait au-dehors, sous le coup de soleil qui incendiait la façade. [...] » 

Émile Zola (1840-1902) 


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Chapitre 01
Chapitre 02
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Chapitre 06
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Chapitre 08
Chapitre 09
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
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La Musique...

Haendel 


mercredi 7 avril 2010

Gustave Flaubert - La Dernière heure


Livre audio - La Dernière heure
La Dernière heure
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Lecture : Pomme
Nouvelle
Durée : 12 min - (18 Mo)




« J’ai regardé à ma montre et j’ai calculé combien de temps il me restait à vivre ; j’ai vu que j’avais encore une heure à peine. Il me reste assez de papier sur ma table pour retracer à la hâte tous les souvenirs de ma vie et toutes les circonstances qui ont influé sur cet enchaînement stupide et logique de jours et de nuits, de larmes et de rires, qu’on a coutume d’appeler l’existence d’un homme. [...] »

 

Gustave Flaubert (1821-1880) 
Texte intégral sur Wikisource


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La Musique...


Chopin, Marche funèbre



mardi 6 avril 2010

Guy de Maupassant - Jadis


Maupassant - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Jadis
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Lecture : Juliette & Pomme
Nouvelle
Durée : 14 min - (13 Mo)



« [...] Dans un petit salon Louis XV, dont les murs sont couverts de bergers marivaudant avec des bergères, de belles dames en panier et des messieurs galants et frisés, une toute vieille femme, qui semble morte aussitôt qu'elle ne remue plus, est presque couchée dans un grand fauteuil et laisse pendre de chaque côté ses mains osseuses de momie. Son regard voile se perd au loin par la campagne comme pour suivre à travers le parc des visions de sa jeunesse. Un souffle d'air, parfois, arrive par la fenêtre ouverte, apporte des senteurs d'herbe et des parfums de fleurs, il fait voltiger ses cheveux blancs autour de son front ridé et des souvenirs vieux dans son cœur.  A ses côtés, sur un tabouret de velours, une jeune fille, aux longs cheveux blonds tressés sur le dos, brode un ornement d'autel. »


Guy de Maupassant (1850-1893) 


Texte intégral 


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Livre audio gratuit - Au Fil des Lectures - Maupassant - Jadis
Mozart, Concerto 21, interprété par Dinu Lipatti



lundi 5 avril 2010

Victor Hugo - À Guernesey (VII)


Hugo - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
À Guernesey (VII)
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Lecture : Juliette 
Poésie
Durée : 2 min 32 - (3,60 Mo)



« Parfois, je me sens pris d'horreur pour cette terre ;
Mon vers semble la bouche ouverte d'un cratère ;
J'ai le farouche émoi
Que donne l'ouragan monstrueux au grand arbre ;
Mon cœur prend feu ; je sens tout ce que j'ai de marbre
Devenir lave en moi ;

Quoi ! rien de vrai ! le scribe a pour appui le reître ;
Toutes les robes, juge et vierge, femme et prêtre,
Mentent ou mentiront ;
Le dogme boit du sang, l'autel bénit le crime ;
Toutes les vérités, groupe triste et sublime,
Ont la rougeur au front ;

La sinistre lueur des rois est sur nos têtes ;
Le temple est plein d'enfer ; la clarté de nos fêtes
Obscurcit le ciel bleu ;
L'âme a le penchement d'un navire qui sombre ;
Et les religions, à tâtons, ont dans l'ombre
Pris le démon pour Dieu !

Oh ! qui me donnera des paroles terribles ?
Oh ! je déchirerai ces chartes et ces bibles,
Ces codes, ces korans !
Je pousserai le cri profond des catastrophes ;
Et je vous saisirai, sophistes, dans mes strophes,
Dans mes ongles, tyrans.

Ainsi, frémissant, pâle, indigné, je bouillonne ;
On ne sait quel essaim d'aigles noirs tourbillonne
Dans mon ciel embrasé ;
Deuil ! guerre ! une euménide en mon âme est éclose !
Quoi ! le mal est partout ! Je regarde une rose
Et je suis apaisé.
»

Victor Hugo (1802-1885) 


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Liszt, Concerto 01, interprété par Alfred Brendel (1957)


dimanche 4 avril 2010

Alphonse de Lamartine - Graziella


Graziella de Lamartine en livre audio gratuit
Graziella
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Lecture : Nicole Delage
Roman
Durée : 4 h 20 - (240 Mo)




Roman autobiographique d'Alphonse de Lamartine.
En 1810, au cours d'un voyage en Italie, Alphonse de Lamartine et son ami Aymon de Virieu partagent la vie d'un pêcheur napolitain et de sa famille. Alphonse jeune aristocrate romantique se laisse peu à peu séduire par le charme de la jeune fille du pêcheur, Graziella qui se prend d'amour pour lui. Ses parents la promettent en mariage à un à jeune cousin fortuné mais elle préfère s'enfuir pour entrer au monastère...   


« À dix-huit ans, ma famille me confia aux soins d’une de mes parentes que des affaires appelaient en Toscane, où elle allait accompagnée de son mari. C’était une occasion de me faire voyager et de m’arracher à cette oisiveté dangereuse de la maison paternelle et des villes de province, où les premières passions de l’âme se corrompent faute d’activité. Je partis avec l’enthousiasme d’un enfant qui va voir se lever le rideau des plus splendides scènes de la nature et de la vie. [...] » 

Alphonse de Lamartine  (1790-1869)


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Chapitre 01
Chapitre 02
Chapitre 03
Chapitre 04

 

La Musique...


Chapitres 1-2-3 :

En introduction : Frédéric Chopin, Nocturne op.9 n°2 par Tristan Hudson
En final : Frédéric Chopin, Prélude op.28 n°7 par Aristide Robert Stählbrand

Chapitre 4 :

En introduction : Frédéric Chopin, Nocturne op.9 n°2 par Tristan Hudson
En final : Giovanni Battista Pergolesi, Concerto pour flûte - Adagio par Katryn Cater à la harpe et Sandy Duffy Norman à la flûte


Pour aller plus loin...


Un site à visiter


Une émission du 13 septembre 2009 d'Hélène Renard avec Giovanni Dotoli de l'Université de Bari : Lamartine en Italie (20 min).


Lamartine ne fut pas seulement fasciné par l’Italie : il la considérait comme sa patrie d’adoption. C’est en 1811 qu’il se rendit pour la première fois sur "cette terre de sensations". Son roman Graziella traduit l’amour qu’il éprouva, non seulement pour cette fille de pêcheur mais surtout pour la beauté du golfe de Naples. (Présentation Canal Académie)

Écouter en ligne : 


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samedi 3 avril 2010

Octave Mirbeau - La Bonne


Mirbeau - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
La Bonne
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Lecture : Prof. Tournesol
Nouvelle
Durée : 19 min - (17 Mo)



« Ayant besoin d’une bonne pour faire mon petit ménage, j’allai, un jour, demander à la fermière, ma voisine, si elle ne connaissait pas une femme honnête et travailleuse qui pût remplir cet office.

– Des bonnes ! dit-elle, ben sûr il n’en manque pas. Il y a d’abord… voyons… il y a d’abord…
 

Bien que les bonnes ne manquassent pas, ainsi que la fermière l’assurait péremptoirement, l’excellente femme cherchait, et ne trouvait rien. Elle réfléchit, pendant cinq minutes, en répétant toujours : « Ben sûr qu’il n’en manque pas ». Enfin elle se décida à appeler à l’aide son mari qui, dans le hangar, attelait une grande charrette, en faisant : « Hue, dia, drrrrr ! » Le fermier quitta ses chevaux, vint lentement vers nous, en se grattant la nuque d’un air profond. Il dit :

– Pardié ! non, il n’en manque pas ! [...] »

 

Octave Mirbeau (1848-1917) 


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La Musique...


Liszt, La Campanella par David Alaverdian

vendredi 2 avril 2010

Guy de Maupassant - Rose


Maupassant - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Rose
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Lecture : Juliette & Pomme
Nouvelle
Durée : 16 min - (15 Mo)




« Les deux jeunes femmes ont l'air ensevelies sous une couche de fleurs. Elles sont seules dans l'immense landau chargé de bouquets comme une corbeille géante. Sur la banquette du devant, deux bannettes de satin blanc sont pleines de violettes de Nice, et sur la peau d'ours qui couvre les genoux un amoncellement de roses, de mimosas, de giroflées, de marguerites, de tubéreuses et de fleurs d'oranger, noués avec des faveurs de soie, semble écraser les deux corps délicats, ne laissant sortir de ce lit éclatant et parfumé que les épaules, les bras et un peu des corsages dont l'un est bleu et l'autre lilas. Le fouet du cocher porte un fourreau d'anémones, les traits des chevaux sont capitonnés avec des ravenelles, les rayons des roues sont vêtus de réséda; et, à la place des lanternes, deux bouquets ronds, énormes, ont l'air des deux yeux étranges de cette bête roulante et fleurie. Le landau parcourt au grand trot la route, la rue d'Antibes, précédé, suivi, accompagné par une foule d'autres voitures enguirlandées, pleines de femmes disparues sous un flot de violettes. Car c'est la fête des fleurs à Cannes. [...] »

 

Guy de Maupassant (1850-1893) 


Texte intégral 


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Shostakovich, Valse



jeudi 1 avril 2010

Stéphane Mallarmé - Apparition


Mallarmé - Apparition - Livre audio gratuit
Apparition
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Lecture : David D.
Poésie
Durée : 1min - (1,24 Mo)



Un poème court de Stéphane Mallarmé, publié en 1883 mais remontant aux débuts des années 60, marquant l’apparition dans la poésie mallarméenne du thème de la chevelure.

« La lune s’attristait. Des séraphins en pleurs
Rêvant, l’archet aux doigts dans le calme des fleurs
Vaporeuses, tiraient de mourantes violes
De blancs sanglots glissant sur l’azur des corolles
— C’était le jour béni de ton premier baiser.
Ma songerie aimant à me martyriser
S’enivrait savamment du parfum de tristesse
Que même sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d’un Rêve au cœur qui l’a cueilli.
J’errais donc, l’œil rivé sur le pavé vieilli
Quand avec du soleil aux cheveux, dans la rue
Et dans le soir, tu m’es en riant apparue
Et j’ai cru voir la fée au chapeau de clarté
Qui jadis sur mes beaux sommeils d’enfant gâté
Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées
Neiger de blancs bouquets d’étoiles parfumées. »


Stéphane Mallarmé (1842-1898)



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