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dimanche 14 février 2010

Goethe - Les Souffrances du jeune Werther


Goethe - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Les Souffrances du jeune Werther
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Lecture : Pomme
Roman
Durée : 5h 30min - (444 Mo)



« Que je suis aise d'être parti ! Ah ! mon ami, qu'est-ce que le cœur de l'homme ? Te quitter, toi que j'aime, toi dont j'étais inséparable ; te quitter et être content ! Mais je sais que tu me le pardonnes. Mes autres liaisons ne semblaient-elles pas tout exprès choisies du sort pour tourmenter un cœur comme le mien ? La pauvre Léonore ! Et pourtant j'étais innocent. Était-ce ma faute, à moi, si, pendant que je ne songeais qu'à m'amuser des attraits piquants de sa sœur, une funeste passion s'allumait dans son sein ? Et pourtant suis-je bien innocent ? N'ai-je pas nourri moi-même ses sentiments ? Ne me suis-je pas souvent plu à ses transports naïfs qui nous ont fait rire tant de fois, quoiqu'ils ne fussent rien moins que risibles ? N'ai-je pas... Oh ! qu'est-ce que l'homme, pour qu'il ose se plaindre de lui-même ! [...] »

 

Goethe (1749-1832)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter un extrait : Chapitre 01




 

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Première partie :
Chapitre 01
Chapitre 02
Chapitre 03

Deuxième partie :
Chapitre 01
Chapitre 02

Troisième partie :
Chapitre 01
Chapitre 02


La Musique...

Richard Wagner, Tannhauser



samedi 13 février 2010

Georges Courteline - Messieurs les ronds-de-cuir


Courteline - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Messieurs les ronds-de-cuir
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Lecture : René Depasse
Roman
Durée : 4h 30min - (237 Mo)  




« À l’angle du boulevard Saint-Germain et de la rue de Solférino, un régiment de cuirassiers qui regagnait au pas l’École militaire força Lahrier à s’arrêter. Il demeura les pieds au bord du trottoir, ravi au fond de ce contretemps imprévu qui allait retarder de quelques minutes encore l’instant désormais imminent de son arrivée au bureau, conciliant ainsi ses goûts de flâne avec le cri indigné de sa conscience.

Simplement – car l’énorme horloge du ministère de la Guerre sonnait la demie de deux heures – il pensa :

— Diable ! encore un jour où je n’arriverai pas à midi.

Et les mains dans les poches, achevant sa cigarette, il attendit la fin du défilé. [...] »
 

Georges Courteline (1858-1929)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter un extrait : Tableau 1




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Tableau 1
Tableau 2
Tableau 3
Tableau 4
Tableau 5
Tableau 6


La Musique...

Beethoven, Sonatine 08, interprétée par Robert F. Trucios



jeudi 11 février 2010

Boccace - Le Mari jaloux et cruel


Le Mari jaloux et cruel
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Lecture : Éric
Conte
Durée : 9min - (8,45 Mo)




Le Décaméron - Quatrième journée, Nouvelle IX

« Personne n’ignore qu’il y eut autrefois en Provence deux nobles chevaliers de réputation, connus, l’un sous le nom de Guillaume de Roussillon, et l’autre sous celui de Guillaume Gardastain. Comme ils étaient tous deux fort célèbres par leurs exploits militaires, ils se lièrent d’amitié, et se trouvaient toujours ensemble aux tournois, aux joutes et aux autres exercices de chevalerie, et prenaient plaisir à porter ordinairement les mêmes couleurs de distinction. Ils faisaient leur séjour ordinaire chacun dans son château, à cinq ou six lieues l’un de l’autre. Comme ils se voyaient fréquemment, il arriva que, malgré l’amitié qui les unissait, Gardastain devint passionnément amoureux de la femme de Roussillon, qui était très-belle et très-bien faite. La dame, sensible aux attentions, aux prévenances et au mérite du chevalier, ne tarda pas à s’apercevoir qu’elle lui avait donné de l’amour ; sa vanité en fut si flattée, qu’elle attendait avec impatience qu’il lui déclarât ses sentiments, bien résolue d’y répondre d’une manière à lui donner toute la satisfaction qu’il pouvait désirer. Elle ne languit pas longtemps ; Gardastain lui ayant ouvert son cœur, ils furent bientôt d’intelligence, et se donnèrent réciproquement les plus tendres preuves d’amour. [...] »



Boccace (1313-1375)


Le Décaméron sur Wikipédia

 
Texte intégral sur Ebooks


Écouter en ligne :



La Musique...



Ciconia, O Roso Bella par Mediva.


mardi 9 février 2010

Victor Hugo - Jeanne fait son entrée


Hugo - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Jeanne fait son entrée
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Lecture :  Juliette
Poésie
Durée : 1min 33 - (1,43 Mo) 




« Jeanne parle ; elle dit des choses qu'elle ignore ;
Elle envoie à la mer qui gronde, au bois sonore,
À la nuée, aux fleurs, aux nids, au firmament,
Tout un discours, profond peut-être, qu'elle achève
Par un sourire où flotte une âme, où tremble un rêve,
Murmure indistinct, bague, obscur, confus, brouillé,
Dieu, le bon vieux grand-père, écoute émerveillé. »


Victor Hugo - L'Art d'être grand-père (1802-1885)


Écouter en ligne




Chopin, Ballade 04 en fa mineur interprétée par Vladimir Ashkenazy


dimanche 7 février 2010

Guy de Maupassant - Une vie


Maupassant - Une Vie - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Une vie
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Lecture : Victoria
Roman
Durée : 9h 10min - (482 Mo)



« Jeanne, ayant fini ses malles, s’approcha de la fenêtre, mais la pluie ne cessait pas.

L’averse, toute la nuit, avait sonné contre les carreaux et les toits. Le ciel, bas et chargé d’eau, semblait crevé, se vidant sur la terre, la délayant en bouillie, la fondant comme du sucre. Des rafales passaient, pleines d’une chaleur lourde. Le ronflement des ruisseaux débordés emplissait les rues désertes où les maisons, comme des éponges, buvaient l’humidité qui pénétrait au-dedans et faisait suer les murs de la cave au grenier.

Jeanne, sortie la veille du couvent, libre enfin pour toujours, prête à saisir tous les bonheurs de la vie dont elle rêvait depuis si longtemps, craignait que son père hésitât à partir si le temps ne s’éclaircissait pas, et pour la centième fois depuis le matin elle interrogeait l’horizon. [...] »


Guy de Maupassant (1850-1893)

Texte intégral


Écouter un extrait : Chapitre 01




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Beethoven, La Tempête interprétée par Janis Byron.



samedi 6 février 2010

Francis Jammes - Les Villages


Jammes
Les Villages
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Lecture : René Depasse
Poésie
Durée : 9min 34  - (8,77 Mo)



« Les villages brillent au soleil dans les plaines,
pleins de clochers, de rivières, d’auberges noires,
au soleil ou sous la pluie grise ou dans la neige
avec des cris aigus de coqs, avec des blés,

avec des chars qui vont lentement aux labours,
avec des charrues qui sont couleur de la lune,
avec des voix de paysans qui ont des sabots lourds,
avec des femmes qui ont la peau en terre brune,

avec des matins bleus, avec des soirées bleues,
avec des champs de paille qui sentent la menthe,
avec des fontaines crues où l’eau claire chante,
avec des oiseaux qui font balancer leurs queues,

avec des jardins, des vieilles paralysées,
des sons d’angélus, des piaillements de poules,
avec des chants de vêpres et de noires croisées
et des hommes qui chantent et d’autres qui se soûlent ; »



Francis Jammes (1868-1938)


Texte intégral sur Wikisource


Écouter en ligne :




Debussy, Rêverie - Interprète, M. McCarthy.

jeudi 4 février 2010

Victor Hugo - Printemps


Victor Hugo - Livres audio gratuits - Au Fil des Lectures
Printemps
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Lecture : Juliette
Poésie
Durée : 3min 34 - (3,28 Mo) 



« Tout rayonne, tout luit, tout aime, tout es doux ;
Les oiseaux semblent d'air et de lumière fous ;
L'âme dans l'infini croit voir un grand sourire.
A quoi bon exiler, rois ? à quoi bon proscrire ?
Proscrivez-vous l'été ? m'exilez-vous des fleurs ?
Pouvez-vous empêcher les souffles, les chaleurs,
Les clartés, d'être là, sans joug, sans fin, sans nombre,
Et de me faire fête, à moi banni, dans l'ombre ?
Pouvez-vous m'amoindrir les grands flots haletants
L'océan, la joyeuse écume, le printemps
Jetant les parfums comme un prodigue en démence,
Et m'ôter un rayon de ce soleil immense ? [...] »

 

Victor Hugo - L'Art d'être grand-père (1802-1885)


Texte intégral (clic droit, "enregistrer sous...") 



Écouter en ligne :





Beethoven, La Tempête - Interprète, Janis Byron. 


mardi 2 février 2010

Francis Jammes - Quelques poèmes


Quelques poèmes
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Lecture : René Depasse
Poésie
Durée : 35min - (32 Mo) 




« Amie, souviens-toi de ce jour où les prairies étaient de pierre,
où les vallées étaient mouillées par la lumière,
où les montagnes avaient les teintes de ces liqueurs
balsamiques fabriquées par des religieux.
C’était au soir et je sentais que s’élargissait mon cœur
vers la neige des hauts pics dorés, verts, et des pleurs
montaient à mes yeux en songeant au pays de mon enfance,
là-bas, vers l’air pur et froid, vers les neiges denses,
vers les montagnards, vers les bergers, vers les brebis,
vers les chèvres et les chiens gardiens et les flûtes
de buis que les mains calleuses rendent luisantes,
vers les cloches rauques des troupeaux piétinants,
vers les presbytères doux, vers les gamins
qui suivaient en chantant les conscrits qui chantaient,
vers les eaux d’été, vers les poissons blancs aux ailes rouges,
vers la fontaine de la place du village
où j’étais un petit garçon triste et sage. »


Francis Jammes (1868-1938)


Textes sur Wikisource


Écouter un extrait : Amie souviens-toi


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Amie souviens-toi
Amsterdam
Avec ton parapluie
Il y a un petit cordonnier
J'ai fumé ma pipe en terre
J'aime l'âne
Je m'embête
Je pense à Jean-Jacques
L'Enfant lit l'Almanach
L'Âne était petit
La Salle à manger
Une feuille tombe
La Maison serait pleine de rose


Debussy, Rêverie - Interprète, M. McCarthy